

Les chercheurs de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence viennent de faire une découverte fascinante qui pourrait bouleverser notre compréhension de l’évolution de la vie sur Terre. Lors de leurs expéditions en Namibie, à Oman et en Arabie Saoudite, ils ont mis au jour d’étranges structures biologiques incrustées dans la roche, dont l’origine reste une énigme.
Ces formations prennent la forme de minuscules tubes nichés dans le marbre et le calcaire. L’analyse des échantillons a révélé la présence de « matériel biologique« , mais sans aucune trace d’ADN ni de protéine.
Nous ne savons pas encore s’il s’agit d’une forme de vie éteinte ou qui existe encore quelque part, explique le professeur Cees Passchier, principal auteur de l’étude publiée en février 2025 dans la revue Geomicrobiology Journal.
Les scientifiques estiment que ces structures pourraient être l’œuvre de micro-organismes endolithiques, capables de perforer la roche et de survivre sans lumière. Cette caractéristique intrigue la communauté scientifique, qui envisage déjà des parallèles avec les conditions extrêmes d’autres planètes.
Plus troublant encore, ces mystérieux organismes pourraient avoir joué un rôle dans le cycle global du carbone.
Nous ne pouvons pas exclure que cette forme de vie ait été une source de CO2, souligne Cees Passchier, ouvrant ainsi une nouvelle piste de recherche sur leur impact écologique.
Si l’origine exacte de ces structures reste inconnue, cette découverte soulève une question cruciale : sommes-nous en présence d’un organisme encore existant, ou d’une trace d’une vie disparue depuis des millions d’années ? Seule une enquête approfondie pourra lever le voile sur ce mystère qui pourrait bien redéfinir notre compréhension du vivant.
Les prochaines analyses pourraient marquer un tournant historique dans la recherche sur l’évolution de la vie, sur Terre et au-delà.